Charles Rigail, 30 ans, bientôt prêtre…

En octobre dernier, Charles Rigail a été ordonné diacre en vue du presbytérat. Le 30 juin prochain, à 15 heures en la cathédrale de la Treille à Lille (chacun y est invité, pas besoin de recevoir une invitation…), il va recevoir le sacrement de l’ordre pour devenir prêtre… Vivre à Tourcoing l’a rencontré.

Depuis quand avez-vous reçu l’appel à suivre le Christ ?

Je ne peux pas répondre par un moment précis, cela a été un long cheminement depuis que je suis Charles Rigail, 30 ans, bientôt prêtretout petit. J’ai toujours eu en moi ce désir plus ou moins présent de suivre le  hrist. Comment ? Je ne le savais pas, c’est seulement à l’âge de 23 ans que s’est posée la question de devenir prêtre.

Qu’est-ce qui a motivé votre décision : des personnes, des lectures, des événements ?

Je crois que l’élément principal qui a motivé ma décision est la
confiance en Dieu qui ne donne pas une mission sans aussi donner
les moyens nécessaires pour l’accomplir. Il y a aussi l’intime conviction que le Seigneur m’appelait au bonheur par cette voie. Bien sûr, plusieurs personnes m’ont aidé à discerner, à me poser les bonnes questions, à faire le tri dans tous mes désirs. J’ai aussi rencontré des croyants qui m’ont
donné envie de croire davantage et des prêtres qui m’ont donné envie
de le devenir. A 19 ans, j’ai été chef d’une unité de vingt-quatre
louveteaux pendant trois ans puis je me suis engagé auprès de la
Conférence Saint-Vincent à Wazemmes pendant mes études à Lille.
Le désir de servir était déjà bien ancré en moi…

Quel engagement allez-vous prendre ?

Les engagements que le prêtre prend le jour de son ordination s’ajoutent à ceux qu’il a pris à l’ordination de diacre, à savoir, collaborer avec l’évêque pour guider et servir le peuple de Dieu sous la conduite de
l’Esprit Saint et être en communion avec Lui, annoncer l’Evangile et la foi, prier pour ceux qui lui sont confiés, célébrer les sacrements, tout spécialement l’eucharistie et la réconciliation (qu’en tant que diacre
je ne célébrais pas) et naturellement, s’unir davantage au Christ et se consacrer à Dieu. Ces engagements prennent chair ensuite dans la vie du prêtre selon sa personnalité et ses charismes.

Comment voyez-vous votre vie future ?

Ma vie future, je la vois comme une marche humble avec Dieu qui oeuvre dans le monde et au service duquel nous nous mettons, nous, les prêtres. Je ne sais pas de quoi sera fait demain, mais, avec l’Esprit Saint, je sais que nous pourrons réaliser de belles choses. Si je lui laisse la place dans ma vie, c’est Lui qui fera de moi un prêtre selon le coeur de Dieu. Mes missions vont changer, la forme de mon ministère va évoluer,
peut-être de plus en plus rapidement, mais la foi ne changera pas et c’est en elle que j’ai placé mon espérance. Depuis six ans que je suis au séminaire, je vis déjà une bonne partie de ces engagements. Le
fait d’être ordonné prêtre leur ajoutera une dimension nouvelle et m’offrira le cadeau merveilleux de pouvoir donner ce qui ne m’appartient pas : la grâce et les dons de Dieu.

Propos recueillis par E. Tiers

Merci, monsieur l’abbé, d’avoir pris le temps de répondre à nos interrogations. Que votre prochain ministère vous apporte beaucoup de bonheur, selon le coeur de Dieu…